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samedi 29 août 2009

un livret de cd, des dessins, Berlin, la belle mire tout ça...

Voilà quelques heures que je comate dans une piaule à Berlin. Il pleut sur les échos d'une fête de rue à F-hain, petite averse pas bien méchante qui n'empêchera pas les copain-e-s de faire "suppe & mucke"... Je suis ici depuis vendredi dernier dans la ville qui hante souvent pas mal de mes rêves (et cauchemards) au même titre que Strasbourg...

Je suis arrivée ici en stop avec un ami allemand depuis Kehl où on a commencé notre petite virée "tremp". Pas mal de choses se sont passées depuis la dernière fois que j'étais ici en février de cette année. Et même à cette occasion là ce n'était pas réellement des vacances, l'esprit était occupé par milles choses. Depuis un an que je cours en permanence, et c'est seulement maintenant que je commence à ralentir enfin cette poursuite de je ne sais quoi de si important.

J'ai pas mal évolué question dessin et envies, j'ai réalisé ma première "commande" aussi. Le livret et la pochette pour le cd d'un groupe de copains. "I am John Spartan". C'était cool de faire ça, je leur ai aussi fourni quelques visuels en plus de ceux qu'ils avaient déjà eux mêmes faits. J'rajouterais des images ou des liens vers des images plus tard...

Malheureusement mon début de vacances à Berlin a été marqué par la disparition de mon sac à dos lors d'une vokü (volksküche - cuisine collective) et dedans pas de fric, pas de papiers mais mon carnet de notes avec numéros de tel et adresses, et le plus chiant une pochette avec pas mal de boulot fait ces deux derniers mois, textes, dessins et des originaux de trucs faits pour "iajp" , ça fait chier quoi. J'espère encore sa réapparition mais bon... rien n'est moins sûr.

Je me remet aussi à mes instruments tout doucement et ça fait plaisir (je raconterais le détail une autre fois) et puis j'habite dans un squatt à Strasbourg maintenant et ça ça fait du bien aussi. Monter des projets, se faire plaisir, faire le jardin, tout ça...

tout ça tout ça...

voilà c'était juste un petit post pour dire que j'ai pas mal erré ces derniers temps et que je fournirais des images bientôt et que je raconterais tout ce qui peut être intéressant d'être raconté en même temps....





mercredi 24 juin 2009

Projet fanzine en cours




Novlangue - vidéotranquillité



projet avorté





Ta gueule sur les pavés



Hantée



J'ai vu des visages morts, yeux grands ouverts ils observaient la ville de leur promontoire. Les corps maigres, vaporeux, semblaient flotter, se jouant des vents turbulents qui tentaient vainement de les charrier au loin. Les mains noueuses se tendaient, poings fermés, vers le ciel ; ils revendiquaient leur existence au sein de ce monde endormi qui ne semblait pas les reconnaître.

Pourtant ils étaient des nôtres, ils étaient nos amants, nos maîtresses, nos pères, nos mères, frères et sœurs, ennemis ou amis qui avaient été effacés par la vie qui suivait son cours. Nos cœurs blessés voulaient les oublier, et pourtant ils étaient là, dressés dans le brouillard et vivants, à réclamer notre souvenir.

J'avais décidé de changer le cours de ma vie, tenté de soigner mes blessures mais j'avais beau courir, modifier ma route, je continuais à sentir leur souffle dans ma nuque.

Ils profitaient de chaque instant de relâchement, de solitude, de détresse, pour me rappeler que j'avais beau fuir en avant, ils seraient toujours là pour me rappeler que ma vie ne valait pas grand chose, que rien ne comptait et surtout pas ma seule volonté.

Je me lavais, me rinçais de leur odeur. Rien n'y faisait, ils étaient toujours là, ombres caressant mes rêves, s'inquiétant de mes nuits,s'outrageant de mes folies, hantant mes journées. A chacun de mes détours ils étaient là...



Y a des murs blancs sur lesquels j'ai envie de vomir
Vomir de la peinture, du feutre, du papier, de la craie...
Vomir mes tripes et tout ce que je pense de bien ou de mal
de la vie, la ville

Y a des murs blancs qui apparaissent partout,
un peu trop...

Y a des murs blancs avec des vigils silencieux
qui t'observent et te jugent

Y a des murs blancs qu'on a intérêt à salir
de nos plus beaux rêves, à remplir

Y a des murs blancs, trop blancs
qu'on s'empresse de recouvrir
dès qu'apparaissent des traces de vie

Y a des murs blancs qu'on a intérêt à salir

GENTRIFICATION
sale temps pour la ville

remplis ton mur!


Même pas peur!

Paisiblement traverse la ville, à pas feutrés, hume l'air frais,
t'emplis par toutes le pores. Brouillard terrible, opaque.

Voit les quelques lumières vacillantes de l'aube
Souffle au creux de tes mains, souris à cette nouvelle journée.

Même pas peur de l'inconnu caché au milieu des ombres.

Ruelles encore un peu sombres, penche la tête, scrute les recoins
à la recherche des petits bonheurs annoncés

J'aime à penser que tu m'attends peut être, plus seule sur cette route
parfois trop étroite pour accueillir les autres.
Plus seule pour regarder, pupilles dilatées.

J'aime à penser que tu attends plus loin, prêt à me rattraper quand
viendra le moment où je sombrerais. Confiante, même pas peur
de l'inconnu.

Scrute encore, et le soleil et le brouillard qui se lèvent,
apparaissent ces petits bonheurs annoncés

Marche plus sereinement sur le bord des quais.

J'osais à peine rentrer dans ces ruelles sombres.

Même plus peur de l'inconnu

M'aimes tu?

Soleil

Les doigts de pied s'agitent entre les brins d'herbe qui chatouillent. Le vent chuchote dans mes oreilles, petit monde en sourdine.
M'étale joyeusement dans la pelouse et regarde passer un troupeau de dinosaures dans le ciel.
Sombre doucement et voit arriver des hordes de gaieté, grosses guimauves qui m'envahissent l'esprit.

...

Sieste au soleil, c'est bon.

...

des arbres...






Une amie m'a demandé y a pas longtemps de dessiner des arbres pour le projet d'un pote à elle, on était plusieurs à lui en avoir fourni et elle même aussi...

Ça m'a donné une bonne excuse pour me pencher sur un thème précis, et c'est dingue parce que depuis je suis un peu mono maniaque de l'arbre, j'ai envie d'en dessiner encore plus et j'en fait un peu partout...