"Je vis dans un puits. Je vis comme une fumée dans un puits, comme un souffle dans une gorge de pierre. Je ne bouge pas. Je ne fais rien, qu'attendre. Au dessus de ma tête j'apercois les étoiles du matin. Et je vois le soleil. Parfois je chante de vieux chants de ce monde au temps de sa jeunesse. Comment dire ce que je suis quand j l'ignore! J'attends c'est tout. Je suis brume, clair de lune et souvenir. Je suis triste et je suis vieux. Parfois je tombe vers le fond comme des gouttes de pluie. Alors des toiles d'araignées tressaillent à la surface de l'eau. J'attends dans le silence glacé, un jour viendra où je n'attendrais plus."
On avance à pas feutrés dans des couloirs colorés
Un petit vent chaud qui nous astique les oreilles
J'aime l'odeur de la canelle
En ballade sur des vaisseaux fantômes
Tu t'en fout , tu t'en fout
Mais on avance... toujours
On s'est un peu égarés au milieu des rues
On a abandonné des sentiers
Ici et là bas, ils se sont fânés
On aurait pu tout croquer
mais on a pas pu résister à l'idée
et on s'est assis au milieu des usines
des immeubles et des machines
On a beau souffrir de nos rêves
l'odeur des cuisines reste notre trêve
Tu sors un drapeau qu'on brûle en riant
On se noie au milieu de nos passions
Des tripes qui débordent
et le trottoir illuminé nous interpelle
J'aime l'odeur de la canelle
Dis moi si les oiseaux ont toujours des ailes
ou sont elles aussi tombées au milieu de nos corps étendus
Détendue je me promène, jette ma chemise
On éclate de rire, et puis après tout
Tu t'en fout , tu t'en fout
Mais on avance... toujours
Et puis oui ca se mange! Chaque jour un peu plus.
Quand on y goûte ca s'appelle du soleil,
et quand la nuit tombe on s'endort en y revant.
J'aime l'odeur de la canelle:
Toujours un peu plus...
Et puis il y a toujours aussi la même musique qui crêpite,
et on a pas envie que ca s'arrête.
Tu t'en fout, tu t'en fout, mais on avance toujours...
En ballade sur des vaisseaux fantomes,
On avance à pas feutrés dans des couloirs colorés,
Des traces de rire partout sur le sol,
on glisse dessus et on s'arrête plus de sourire.
On a beau être dedans jusqu'au cou, nos éclats ont de l'écho...
On avance à pas feutrés dans des couloirs colorés,
un petit vent chaud nous astique les oreilles...
J'aime l'odeur de la canelle...
"Je vis dans un puits. Je vis comme une fumée dans un puits, comme une haleine dans une gorge de pierre. Je ne bouge pas. Je ne fais rien, qu'attendre. Là haut j'apercois les étoiles froides de la nuit et celles du matin, j'apercois aussi le soleil. Et parfois je chante de vieux chants de ce monde au temps de sa jeunesse. Comment dire ce que je suis quand moi même je l'ignore? (quand tu l'ignores, quand nous l'ignorons tous...). J'attends c'est tout."
avec deux extraits en début et fin tirés d'une nouvelle "celui qui attend" dans "les machines a bonheur" de R.Bradbury.
dessins, textes, petites choses, mes pieds, ma vie et mes boulots en vrac par ici...
dimanche 2 mai 2010
lundi 22 mars 2010
Le jardin d'enfants
Le temps est lourd et humide, haut perché regardant le ciel sombre, des yeux enfoncés et le visage du temps.
Respire fort et inhale les vapeurs toxiques de cette grouillante animosité.
J'étale mes humeurs sur du vieux papier mouillé par des pluies incessantes.
Sur le toit on entend les cliquetis de pattes d'oiseaux qui jouent à qui volera le plus haut.
Les radis poussent mais les poules en ont mangé les feuilles tendres. Semé des fleurs aussi que je ne verrais peut être pas pousser. Je me lynche seule de mes idiotes défaillances.
Toujours petite qui regarde le plafond et se demande quand il lui tombera sur la tête. Tranquilité noire sur une chaise en bois, des oreilles qui se dressent aux pas résonnant d'un géant humanoide, fait vibrer tout le plancher...
Sur le carrelage froid, des traînées noires des dernières soirées. Une bite sur un mur...
Et mon coeur qui bat toujours aussi fort. Parfois je me perds et les fantômes apparaissent, ombres qui nagent dans l'ambiance feutrée. Enfants qui rient et je vois ton visage qui se dessine dans une flaque d'eau dans la cour.
Tu arrondis le dos á mes caresses, et avec toi on parle de tout et de rien autour d'un café. La maison est calme et ca fait du bien.
Caméra indiscrète qui se promène et me gêne, je ne sais pas trop quoi en penser. Des malades imaginaires se balladent sur des sentiers qu'ils pensent vierges.
Ont ils aucune idée des germes qui poussent par ici?
J'ouvre ma gueule et on me la referme parfois à coup de pioche.
LA - XA - TI - F!
Respire fort et inhale les vapeurs toxiques de cette grouillante animosité.
J'étale mes humeurs sur du vieux papier mouillé par des pluies incessantes.
Sur le toit on entend les cliquetis de pattes d'oiseaux qui jouent à qui volera le plus haut.
Les radis poussent mais les poules en ont mangé les feuilles tendres. Semé des fleurs aussi que je ne verrais peut être pas pousser. Je me lynche seule de mes idiotes défaillances.
Toujours petite qui regarde le plafond et se demande quand il lui tombera sur la tête. Tranquilité noire sur une chaise en bois, des oreilles qui se dressent aux pas résonnant d'un géant humanoide, fait vibrer tout le plancher...
Sur le carrelage froid, des traînées noires des dernières soirées. Une bite sur un mur...
Et mon coeur qui bat toujours aussi fort. Parfois je me perds et les fantômes apparaissent, ombres qui nagent dans l'ambiance feutrée. Enfants qui rient et je vois ton visage qui se dessine dans une flaque d'eau dans la cour.
Tu arrondis le dos á mes caresses, et avec toi on parle de tout et de rien autour d'un café. La maison est calme et ca fait du bien.
Caméra indiscrète qui se promène et me gêne, je ne sais pas trop quoi en penser. Des malades imaginaires se balladent sur des sentiers qu'ils pensent vierges.
Ont ils aucune idée des germes qui poussent par ici?
J'ouvre ma gueule et on me la referme parfois à coup de pioche.
LA - XA - TI - F!
Au milieu des fous

Le joli môme au chapeau, qui se promène au gré des rues
La Terre avec Toi et le vent qui te soulève
Pas besoin de grand chose pour deviner comme tu te laisses emporter
J'aimerais rester avec toi au fond d'un terrier chaud
Un qu'on se creuserait au Paradis des perdus.
Et ta fille qui nous sourit!
Nez en l'air, elle hume nos sentiments qui s'envolent.
Accrochée à la flêche de cette cathédrale,
La bannière de notre Anarchie flotte et nargue les passants.
On se joue de ceux et celles qui marchent là,
nous jugeant rats d'égoût.
On se fout de tout du moment que le vent est à Nous!
Et nos doigts entremêlés qui caressent la Vie.
Je t'ai vu, apercu, perdu, retrouvé plusieurs fois
et c'est comme si j'étais un peu à toi et ces pavés que tu sillonnes.
Je n'ai plus envie de me fixer une quelconque limite,
Et je cours après Gaia la Reine...
Rires perdus, éclats qui volent,
C'est sûr que rien ne nous retiens plus!
vendredi 19 mars 2010
Berlin, le Bödi9, expulsion, police.
Et voilà après pas mal de temps je reviens sur ce petit blog le temps d'une brève. Alors je vous balance juste un petit lien sur ce qui s'est passé mardi là où j'habite à Berlin.
Je prendrais le temps de fournir un peu plus d'informations plus tard, et de me poser pour raconter et mettre en ligne des images d'autres aventures qui ne me concerne pas seulement.
http://www.youtube.com/watch?v=s-slPRqY5_Y
Bödi bleibt!
On est le 22 mars et je complète un peu ce post. En fait à Berlin je crêche dans un Hausprojekt, qui fut il y a pas mal d'années l'un de ces squatts qu'on pouvait trouver dans Berlin.
Aujourd'hui Hausprojekt veut dire que l'on vit en communauté, partageant les cuisines, sdb, ....etc un peu comme une grosse coloc. Chaque appartement de l'immeuble est divisé en plusieurs chambres louées à très bas prix et dispose d'un contrat. ( C'est pas dans tous les hausprojekt pareil au niveau des contrats.)
Au rez de chaussée, il y avait un appartement encore squatté et qui servait de local pour organiser des workshops, des cinémas, des vokü (cuisines collectives)... C'est ce local qui a fait l'objet d'une expulsion.
Nous avons donc pendant une semaine d'actions protesté contre cette éviction, et le jour dit de l'expulsion le 16 mars, nous nous sommes tous réunis pour faire face aux forces du désordre qui étaient là pour nous arracher une petite partie de nous mêmes. Ce qu'on peut voir dans cette vidéo un peu plus au dessus c'est donc une partie de ce qui s'est passé Mardi 16 mars.
Avec les clowns nous avons tenus environ 5h à faire du bruit et des pieds de nez aux flics.

La grosse blague aussi dans tout ca, c'est que le proprio avait dit aux flics que le local était sur la gauche en rentrant. Sauf que les flics finalement sont passés par l'autre côté de l'immeuble par une autre porte, et sont quand meme allés à gauche...... chez le voisin... Donc ils ont braqué illégalement l'appart en face.
voilà pour un premier résumé.
Encore plus de nouvelles plus tard...
Je prendrais le temps de fournir un peu plus d'informations plus tard, et de me poser pour raconter et mettre en ligne des images d'autres aventures qui ne me concerne pas seulement.
http://www.youtube.com/watch?v=s-slPRqY5_Y
Bödi bleibt!
On est le 22 mars et je complète un peu ce post. En fait à Berlin je crêche dans un Hausprojekt, qui fut il y a pas mal d'années l'un de ces squatts qu'on pouvait trouver dans Berlin.
Aujourd'hui Hausprojekt veut dire que l'on vit en communauté, partageant les cuisines, sdb, ....etc un peu comme une grosse coloc. Chaque appartement de l'immeuble est divisé en plusieurs chambres louées à très bas prix et dispose d'un contrat. ( C'est pas dans tous les hausprojekt pareil au niveau des contrats.)
Au rez de chaussée, il y avait un appartement encore squatté et qui servait de local pour organiser des workshops, des cinémas, des vokü (cuisines collectives)... C'est ce local qui a fait l'objet d'une expulsion.
Nous avons donc pendant une semaine d'actions protesté contre cette éviction, et le jour dit de l'expulsion le 16 mars, nous nous sommes tous réunis pour faire face aux forces du désordre qui étaient là pour nous arracher une petite partie de nous mêmes. Ce qu'on peut voir dans cette vidéo un peu plus au dessus c'est donc une partie de ce qui s'est passé Mardi 16 mars.
Avec les clowns nous avons tenus environ 5h à faire du bruit et des pieds de nez aux flics.
La grosse blague aussi dans tout ca, c'est que le proprio avait dit aux flics que le local était sur la gauche en rentrant. Sauf que les flics finalement sont passés par l'autre côté de l'immeuble par une autre porte, et sont quand meme allés à gauche...... chez le voisin... Donc ils ont braqué illégalement l'appart en face.
voilà pour un premier résumé.
Encore plus de nouvelles plus tard...
vendredi 11 décembre 2009
Complaisance...











"Je me morfond sur mon sort au fond de mon petit trou creusé avec soin entre les draps de mon lit. Position foetus pour une grande perche dont les pieds dépassent au bout de la couette. De la petite brêche que j'ai laissé ouverte, je regarde le mur d'en face, ses posters, dessins, affichages divers. Je me complaît en quelque sorte dans cette léthargie..."
jeudi 3 décembre 2009
dédéseins!!!
lundi 30 novembre 2009
Les camions poubelles
C'est en me levant ce matin à 6h et en étant dans la rue vers 7h que j'ai revécu des moments que je n'avais plus vécu depuis que j'ai arrêté de travailler....
Il faisait encore nuit et la ville nous appartenait encore, sans tous ces touristes du père noël qui se baladent à cette période. Tout était plutôt calme mis à part le ronronnement des divers véhicules de livraison.
Et puis j'ai à nouveau réalisé l'ampleur du gaspillage... Imaginez vous des milliers de poubelles dans toutes ces rues commercantes, qui regorgent de trésors à souhait que les camions poubelles engloutissent chaque matin goulument...
Les boulangeries qui jettent des kilos et des kilos... Ca a d'ailleurs été l'un de mes premiers apprentissages de "freegan"... Demander aux boulangeries si elles ne donnent pas des invendus. Ca les dégoûte eux mêmes d'avoir à jeter tout ça, mais la loi de l'offre et de la demande vous comprenez? Et on ne peut pas vendre du pain qui ne serait pas totalement frais du jour... (par contre on peut vendre un pain fait à partir de mélanges industriels...)
Et pourtant le pain fait encore partie des ressources sacrées, et même si nombre de supermarchés, de commerces rechigneront ou feront tout pour vous empêcher de récupérer, il y a quand même de nombreuses boulangeries auquelles demander à faire de la récup.
Voilà j'ai pensé à ça ce matin aussi en arpentant les rues sombres où se faisait sentir la douce odeur de pain chaud.
à 7h Strasbourg nous appartenait, et ses poubelles aussi...
Il faisait encore nuit et la ville nous appartenait encore, sans tous ces touristes du père noël qui se baladent à cette période. Tout était plutôt calme mis à part le ronronnement des divers véhicules de livraison.
Et puis j'ai à nouveau réalisé l'ampleur du gaspillage... Imaginez vous des milliers de poubelles dans toutes ces rues commercantes, qui regorgent de trésors à souhait que les camions poubelles engloutissent chaque matin goulument...
Les boulangeries qui jettent des kilos et des kilos... Ca a d'ailleurs été l'un de mes premiers apprentissages de "freegan"... Demander aux boulangeries si elles ne donnent pas des invendus. Ca les dégoûte eux mêmes d'avoir à jeter tout ça, mais la loi de l'offre et de la demande vous comprenez? Et on ne peut pas vendre du pain qui ne serait pas totalement frais du jour... (par contre on peut vendre un pain fait à partir de mélanges industriels...)
Et pourtant le pain fait encore partie des ressources sacrées, et même si nombre de supermarchés, de commerces rechigneront ou feront tout pour vous empêcher de récupérer, il y a quand même de nombreuses boulangeries auquelles demander à faire de la récup.
Voilà j'ai pensé à ça ce matin aussi en arpentant les rues sombres où se faisait sentir la douce odeur de pain chaud.
à 7h Strasbourg nous appartenait, et ses poubelles aussi...
dimanche 29 novembre 2009
l'odeur des touristes...
C'était si bon de retrouver tes pavés, certes froids mais si familiers
Des heures d'errance entre tes murs, ma belle Strasbourg
et tous ces nouveaux amours...
Cela faisait deux semaines à peine que je posais mes fesses dans tes ruelles
l'accordéon rien que pour toi et moi, seuls au monde et nos musiques
Mais ces jours ci tout a basculé
Comme chaque année on a vu des petits chalets pointer le bout de leur toitures
Toutes parées de fausse neige et guirlandes criardes
des hauts parleurs se sont incrustés entre les notes que je te dédiais
Plus que des chants de noëls ce sont d'horribles gargouillis qui troublent nos journées
Et puis les voilà qui arrivent, bien chapeautés de bonnets de père noël, parures de rennes
Leurs appendices rouges de froids, le porte monnaie greffé au coeur
Ah ils ont beau remplir chaque jour ma besace de leurs pièces
Je commence à nouveau à les haïr et marche la tête enfoncée dans mon cache nez
Ces troupeaux qui n'ont que faire de la pauvre mémé, du cycliste ou du bébé emmitouflé
Ils bousculent tout sur leur passage, marchants à grands pas dans la cité
Leur invasion est une atrocité pour les solitaires, les rêveurs, les flaneurs...
Que j'aimerais tant qu'ils se souviennent comme moi
du temps où ils n'y avait que quelques cabanes
Où l'on sentait encore l'odeur des bredeles envahir les rues plus que celle de cette volaille qui nous surveille
Où les châtaignes chaudes nous brûlaient les doigts et que l'on pouvait s'asseoir n'importe où
sans tous ces yeux vitreux pour nous faire sentir que par ici on ne flâne pas, on circule, on consomme!
Que j'aimerais tant qu'ils se souviennent comme moi, que noël ce n'est pas ça
Tant pis, coûte que coûte on résiste, on continue à jouer ces valses
Pour cette mamie qui passe tous les jours et souris
Ce monsieur qui me tend souvent un petit morceau de pain d'épices
Ces gens qui viennent tous les jours s'asseoir à côté de moi
et profiter de mes fausses notes!
Ceux et celles avec qui je picole sur les bords de trottoirs, ceux et celles qui perdus au milieu de la ville
comme moi sentent le vent leur chatouiller les doigts de pieds au travers de nos chaussettes de grosse laine
Eux, plus que ces troupeaux qui font sonner mon chapeau de leurs espèces
je les aimes pour les sourires qu'ils me donnent
et que les touristes aillent au diable,
Tout autant que cette veste bleue qui me montre du doigt et me chasse de place en place.
Strasbourg capitale de noël, mon cul oui!
Strasbourg ma belle amour, Strasbourg c'est sûr je te reviendrais toujours
La poche vide ou pleine, la bouteille vide ou pleine
Ce sont tes ciels que j'ai envie de chanter
et en janvier quand ils se seront tous fourvoyés tu me reviendras!
Des heures d'errance entre tes murs, ma belle Strasbourg
et tous ces nouveaux amours...
Cela faisait deux semaines à peine que je posais mes fesses dans tes ruelles
l'accordéon rien que pour toi et moi, seuls au monde et nos musiques
Mais ces jours ci tout a basculé
Comme chaque année on a vu des petits chalets pointer le bout de leur toitures
Toutes parées de fausse neige et guirlandes criardes
des hauts parleurs se sont incrustés entre les notes que je te dédiais
Plus que des chants de noëls ce sont d'horribles gargouillis qui troublent nos journées
Et puis les voilà qui arrivent, bien chapeautés de bonnets de père noël, parures de rennes
Leurs appendices rouges de froids, le porte monnaie greffé au coeur
Ah ils ont beau remplir chaque jour ma besace de leurs pièces
Je commence à nouveau à les haïr et marche la tête enfoncée dans mon cache nez
Ces troupeaux qui n'ont que faire de la pauvre mémé, du cycliste ou du bébé emmitouflé
Ils bousculent tout sur leur passage, marchants à grands pas dans la cité
Leur invasion est une atrocité pour les solitaires, les rêveurs, les flaneurs...
Que j'aimerais tant qu'ils se souviennent comme moi
du temps où ils n'y avait que quelques cabanes
Où l'on sentait encore l'odeur des bredeles envahir les rues plus que celle de cette volaille qui nous surveille
Où les châtaignes chaudes nous brûlaient les doigts et que l'on pouvait s'asseoir n'importe où
sans tous ces yeux vitreux pour nous faire sentir que par ici on ne flâne pas, on circule, on consomme!
Que j'aimerais tant qu'ils se souviennent comme moi, que noël ce n'est pas ça
Tant pis, coûte que coûte on résiste, on continue à jouer ces valses
Pour cette mamie qui passe tous les jours et souris
Ce monsieur qui me tend souvent un petit morceau de pain d'épices
Ces gens qui viennent tous les jours s'asseoir à côté de moi
et profiter de mes fausses notes!
Ceux et celles avec qui je picole sur les bords de trottoirs, ceux et celles qui perdus au milieu de la ville
comme moi sentent le vent leur chatouiller les doigts de pieds au travers de nos chaussettes de grosse laine
Eux, plus que ces troupeaux qui font sonner mon chapeau de leurs espèces
je les aimes pour les sourires qu'ils me donnent
et que les touristes aillent au diable,
Tout autant que cette veste bleue qui me montre du doigt et me chasse de place en place.
Strasbourg capitale de noël, mon cul oui!
Strasbourg ma belle amour, Strasbourg c'est sûr je te reviendrais toujours
La poche vide ou pleine, la bouteille vide ou pleine
Ce sont tes ciels que j'ai envie de chanter
et en janvier quand ils se seront tous fourvoyés tu me reviendras!
vendredi 20 novembre 2009
vent frais vent du matin...
Ce matin j'ai rencontré une fée, elle avait les cheveux comme des millions de petites vaguelettes qui s'éparpillaient dans l'air. Son petit nez retroussé qui humait toujours les quatre vents.
Elle m'a prise par la main quelques temps, je me suis aperçue de rien au départ et c'est tout juste si j'y ai cru. Sa petite brise fraîche m'a faite tournoyer en tous sens, me laissant des éclats de rire à n'en plus finir.
J'ai eu la chance de l'avoir sur un petit bout de route et la voilà qui repart. Pas de sonnette de départ, juste ce léger parfum de liberté qui reste derrière elle.
Je sais bien que je la retrouverais, que nos chemins et nos divagations finiront par se recroiser, insouciance.... Mais la nostalgie est une maladie qui vient sns prévenir et les poussières de fée qui restent sur les épaules de ma veste auront vite fait de s'envoler aussi...
Elle m'a prise par la main quelques temps, je me suis aperçue de rien au départ et c'est tout juste si j'y ai cru. Sa petite brise fraîche m'a faite tournoyer en tous sens, me laissant des éclats de rire à n'en plus finir.
J'ai eu la chance de l'avoir sur un petit bout de route et la voilà qui repart. Pas de sonnette de départ, juste ce léger parfum de liberté qui reste derrière elle.
Je sais bien que je la retrouverais, que nos chemins et nos divagations finiront par se recroiser, insouciance.... Mais la nostalgie est une maladie qui vient sns prévenir et les poussières de fée qui restent sur les épaules de ma veste auront vite fait de s'envoler aussi...
lundi 16 novembre 2009
La pomme
Se laisser aller à croquer dans la vie comme dans cette pomme que me tend ce monsieur qui conduit. Regarder le soleil au loin et les éoliennes qui tournent, irréelles palettes de couleurs. Des tableaux plein les yeux.
Baignée dans la lumière de cet après midi. Je suis ici dans ce véhicule qui m'a pris au hasard de nos trépidantes aventures.
Egarée sur ces routes, je n'ai plus peur de faire mon chemin et sens le vent gonfler mes vêtements d'un air doux et chaud.
Derrière dans la camionnette sommeille une fée couleur dorée, des rêves de fruits sucrés plein la tête.
On sait qu'on y arrivera, où que l'on veuille aller... tant qu'on se donne la main rien ne pourra nous perdre.
Plisse les yeux, regarde en face, c'est bon....
Baignée dans la lumière de cet après midi. Je suis ici dans ce véhicule qui m'a pris au hasard de nos trépidantes aventures.
Egarée sur ces routes, je n'ai plus peur de faire mon chemin et sens le vent gonfler mes vêtements d'un air doux et chaud.
Derrière dans la camionnette sommeille une fée couleur dorée, des rêves de fruits sucrés plein la tête.
On sait qu'on y arrivera, où que l'on veuille aller... tant qu'on se donne la main rien ne pourra nous perdre.
Plisse les yeux, regarde en face, c'est bon....
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